Brochure "Les soldats du Front d’Orient, les oubliés de la Première Guerre mondiale"

Dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale et la construction du mémorial de Bitola, l’ambassade de France publie une brochure Front d’Orient dédiée aux soldats ayant combattu sur ce front méconnu.

Préface de l’ouvrage :

Pour le Centenaire de la Première Guerre mondiale, l’Ambassade de France à Skopje œuvre à mettre en lumière l’histoire du front d’Orient, en particulier, l’épisode, entre 1915 et 1918, qui s’est déroulé en République de Macédoine. Ce fut une guerre souvent oubliée des manuels d’histoire qui a pourtant vu s’affronter près d’un million de soldats pendant près de trois ans, engagés sur un front particulièrement meurtrier de près de quatre cents kilomètres. Près de trois cent cinquante mille soldats de l’Armée française d’Orient, souvent issus des colonies y ont combattu et on estime que 70 000 n’en sont pas revenus.

Si le front occidental a été le front principal de la Première Guerre mondiale, le front d’Orient s’étendait de la mer Adriatique à la mer Egée et traversait la Grèce, la Bulgarie, la Serbie, qui englobait à cette époque la Macédoine serbe, le Kosovo et l’Albanie. Le théâtre le plus sanglant a été la ville de Bitola, prise en tenaille pendant deux ans, et sous le feu des bombes. C’est un front oublié et pourtant victorieux, qui apporte aux forces de l’Entente la première victoire, l’armistice signée avec la Bulgarie, le 29 septembre 1918.

Au lendemain de la guerre, surnommés avec sarcasme « les jardiniers de Salonique », les soldats du front d’Orient ont été les véritables laissés pour-compte de l’Histoire. Un siècle plus tard, les témoins de ces événements ont disparu mais un hommage leur est aujourd’hui rendu. Avec l’appui du Ministère français de la Défense, de l’Institut français de Skopje et la région Normandie, un Mémorial du souvenir a été créé à Bitola, dans l’enceinte du cimetière français. Il s’agit de rendre hommage aux souffrances des soldats, soumis à des conditions particulièrement difficiles, ceux de l’Armée française d’Orient, mais aussi celles des soldats alliés et des troupes ennemies. Il s’agit également du devoir de mémoire que la France doit à Bitola et à toutes les victimes civiles.

Le Mémorial de Bitola présente ainsi de façon épurée les portraits de douze poilus d’Orient, originaires de France ou des colonies, de jeunes hommes dont le parcours est retracé et présenté avec quelques objets usuels. L’hommage aux civils est présenté grâce aux photographies des Frères Manaki. Le travail de description des parcours a été réalisé à partir de documents et d’informations transmis le plus souvent par des familles de soldats, qu’elles en soient ici remerciées.

En complément à cette démarche, ce livret propose une soixantaine de portraits de soldats ayant combattu sur le front d’Orient, dont l’histoire a été retracée par leurs familles, comme les photos qui les accompagnent, qui ont été confiées à l’Ambassade. Cette brochure permet de mettre des visages sur des noms, afin que les listes des registres des plus de 14 000 morts enterrés à Bitola et 6000 à Skopje, prennent une signification dans les mémoires et dans les cœurs.

Ce livret s’adresse au lecteur intéressé par la découverte de ceux qui se sont engagés dans ce conflit ainsi qu’à ceux qui veulent retrouver un parent disparu et qui disposeront, en fin d’ouvrage, de nombreuses références pour poursuivre leurs recherches.

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Merci à Julie Lamy pour tout le travail effectué.

Dernière modification : 29/07/2016

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