Commémorations franco-allemandes, cérémonie au cimetière allemand de Prilep, le mardi 11 novembre 2014 [mk]

Allocution de Madame Laurence Auer, Ambassadrice de France, à l’occasion des commémorations franco-allemandes, Cérémonie au cimetière allemand de Prilep, le mardi 11 novembre 2014

Madame l’Ambassadrice de la République fédérale d’Allemagne,
Monsieur le Ministre de la défense,
Monsieur le Ministre,
Monsieur le Maire de Prilep,
Mesdames, Messieurs les députés,
Messieurs les représentants religieux,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,

En cette année de commémorations internationales du Centenaire de la Première Guerre mondiale, nous sommes aujourd’hui rassemblés, d’abord à Bitola et à présent ici, à Prilep, pour marquer solennellement et collectivement l’armistice du 11 novembre 1918 qui mit fin au premier conflit mondial.

Partout dans le monde, à Paris en juillet, il y a quelques jours, en présence de 80 pays à Ypres, ville martyre du front de l’ouest, nous portons ensemble le regard sur notre histoire commune.

Depuis cent ans, nous avons veillé à ne jamais oublier cette guerre meurtrière. Pour la France, pour l’Allemagne, pour les peuples des Balkans, le tribut a été immense et les populations civiles ont été particulièrement meurtries. Des générations d’enfants orphelins, de veuves, d’hommes gazés, mutilés, défigurés, des villes anéanties, des villages en ruine. Et en République de Macédoine, un théâtre sanglant, dans le froid et les tranchées, en 1915, puis entre 1916 et 1918.

Dans ce cimetière où reposent des soldats allemands, bulgares et russes notamment, nous nous tournons vers les jeunes générations représentées ici par des lycéens. Ils viennent rendre hommage aux victimes civiles et militaires de tous les pays belligérants et accomplissent ainsi l’indispensable devoir de mémoire.

Dans un monde incertain, puissent-ils un jour transmettre aux générations futures les valeurs portées par la réconciliation franco-allemande, ce message de paix et d’amitié entre les peuples, pour que le souvenir du sacrifice inutile de tant de jeunes gens demeure.

Voilà le sens de nos cérémonies communes pour le souvenir des morts, blessés, disparus et déplacés de toutes les guerres, organisées conjointement par les ambassades d’Allemagne et de France. Si, au-delà des affrontements sanglants, nous avons réussi à nous tendre la main, c’est pour regarder ensemble vers l’avenir.

Le travail de mémoire sur le Front d’Orient est entamé en République de Macédoine avec les professeurs d’histoire, les musées, les municipalités, les familles, entre tous les pays, et en particulier entre la France et l’Allemagne.

Aux soldats tombés, nous disons notre respect, et nous nous recueillons ensemble devant les tombes de Prilep. Avec ma collègue allemande, je suis fière de porter ce message de réconciliation, qui se veut pour tous les peuples.

Je vous remercie.

Discours du 11 novembre 2014 en allemand :

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Dernière modification : 12/11/2014

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