« EU in Macedonia – Coffee break with French Embassy »

« EU in Macedonia – Coffee break with French Embassy »
Mercredi 20 mai 2015 à l’EU INFOCENTRE

Intervention de Madame l’Ambassadrice :

Monsieur le Vice -Premier ministre chargé de l’Intégration européenne, cher Fatmir Besimi,
Chers collègues du Secrétariat aux affaires européennes,
Chers étudiants de la faculté de droit de Skopje,
Mesdames et Messieurs, chers amis,
Nous célébrons la journée de l’Europe aujourd’hui autour de la France, ses produits, sa culture, entourés de nos équipes, si fidèles et engagées dans le destin européen de la République de Macédoine. Merci, Monsieur le Vice-Premier ministre, d’avoir accepté de tenir ce moment, après les événements terribles que vient de vivre le pays et le deuil national, après les attaques qui ont pris la vie de valeureux policiers à Kumanovo.
Nous voulions, pourtant, célébrer l’Europe, non pas pour lancer des injonctions de principe, des appels au calme ou au contraire à la mobilisation, alors que la République de Macédoine subit une crise grave, politique et sécuritaire. Je rappelle qu’elle a occupé le devant des médias français, depuis la sinistre journée du 9 mai, et que cela continue, les journalistes continuent d’affluer à Skopje, l’attention des voisins, des amis est vive. Nous voulons évoquer notre proximité qui est si évidente, le destin de votre pays qui est intimement lié au nôtre.
La France, pays fondateurs de ce qui est devenue l’Union européenne est là pour rappeler ce que représente le 9 mai, que l’on appelle la Journée de l’Europe, qui correspond à la déclaration de l’un des « pères fondateurs » de l’Union européenne, Robert Schuman, alors ministre français des Affaires étrangères. Cette déclaration a été prononcée il y a 65 ans, le 9 mai 1950. Il y propose la création d’une Communauté européenne du charbon et de l’acier, dont les pays membres mettraient en commun leur production de charbon et d’acier. A l’époque, il y avait 6 pays fondateurs : La France, l’Allemagne, le Royaume Uni, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Aujourd’hui nous sommes 28 au sein de l’Union européenne.
Cette approche pragmatique est toujours d’actualité et le cœur de notre union : je veux citer nos échanges commerciaux, 70 % du commerce lie la République de Macédoine se fait avec l’Union européenne, la libre-circulation des citoyens macédoniens dans l’Union européenne qui prévaut depuis depuis 2009 ou l’Europe de la solidarité qui apporte près de 90 millions d’euros par an à votre pays pour conduire des réformes dans les secteurs de l’état de droit, de l’administration publique, des transports, de l’énergie, de la protection sociale et du droit du travail et, bien sûr, de l’environnement. Il ne s’agit pas, pour les Etats membres comme pour la Commission, de demander des réformes pour demander des réformes : il s’agit d’aider le pays à atteindre les standards communs à tous les pays membres de l’Union pour pouvoir ensuite, être sur un pied d’égalité dans cette culture du dialogue politique et du consensus.
L’Europe n’est pas un simple marché. Elle est aussi, et même d’abord, une communauté de valeurs. Malgré leurs différences – ou grâce à ces différences – les Européens ont l’essentiel en partage : liberté, pluralisme, tolérance, égalité femmes-hommes, rôle de la culture, normes sociales, dignité humaine : ces valeurs sont une force pour aider l’Europe à promouvoir ses intérêts dans tous les combats qu’elle mène
Chers amis, la Macédoine aujourd’hui fait face à de nombreux défis ; les citoyens s’interrogent, doutent, résistent. Mais ce n’est pas avec moins d’Europe que la Macédoine et les Macédoniens iront mieux ; dans un monde globalisé, multipolaire, chaque jour plus complexe et où trouver sa place économique, démocratique, ressemble à un combat de chaque instant, c’est avec plus d’Europe que nous y parviendrons : la France, la Macédoine, l’Union européenne : nous sommes tous acteurs d’une même stratégie, nous sommes tous, individuellement et collectivement, aptes à dialoguer, aptes à écouter, aptes à bâtir ensemble les piliers d’une démocratie sociale européenne.
Je voudrais enfin évoquer la conférence internationale sur le changement climatique se tiendra à Paris fin novembre prochain, je dois le souligner, pour s’entendre à 28 sur une manière juste et équilibrée de répondre aux défis du changement climatique que nous avons besoin de longues discussions, de textes réglementaires. L’enjeu est tellement important ! L’Europe est aujourd’hui un leader mondial dans la lutte contre le dérèglement climatique et, comme le rappelait il y a peu la ministre française de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, il faut souligner la responsabilité des politiques européens qui agissent sur le long terme, prennent des engagements pour réduire la hausse des températures sur les 10, 20, 30 prochaines années. La politique qui anticipe, qui privilégie le long terme, qui cherche à répondre aux défis communs auxquels devront faire face les générations futures, c’est une politique européenne, c’est une politique qui a toute sa noblesse et qui protège, d’abord et avant tout, les citoyens.
Mesdames, Messieurs, chers amis, la France et l’Europe seront toujours du côté de la liberté, de la démocratie, du dialogue. La France sera là pour aider la Macédoine, comme le Président de la République française l’avait publiquement indiqué à Brdo en 2013 ; c’est le sens de notre appui à des réformes allant vers plus de transparence, plus d’équité, plus de valeurs européennes.
Je vous remercie.

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Dernière modification : 22/05/2015

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