Entretien de S.E. M. Jean-Claude Schlumberger, ambassadeur de France, avec le quotidien macédonien en langue albanaise « Zhurnal Plus » (31 mai 2012)

Entretien de S.E. M. Jean-Claude Schlumberger, ambassadeur de France, avec le quotidien macédonien en langue albanaise « Zhurnal Plus » (31 mai 2012)

Q : La semaine dernière, le sommet de l’OTAN s’est terminé, l’épilogue n’est pas très favorable pour notre pays, l’invitation n’a pas été octroyée, même si des messages d’encouragement ont été envoyés pour continuer les réformes et son engagement pour adhérer à l’OTAN. Pourquoi notre pays est-il resté sans invitation à ce sommet ?

Ecoutez, cela avait été annoncé depuis longtemps, ce sommet avait un ordre du jour qui avait été défini et dans lequel l’élargissement n’était pas un point à l’ordre du jour. Il a été question de beaucoup de choses, beaucoup de l’Afghanistan, opération d’ailleurs dans laquelle votre pays est engagé, et votre pays a participé bien entendu aux réunions qui ont eu lieu dans le cadre du sommet de Chicago sur ce point. Il y a des questions de capacités, de défense anti-missile, c’étaient des questions qui étaient à l’ordre du jour du sommet de Chicago et il est clair que l’ensemble des participants à l’Alliance ont souhaité s’en tenir à cet ordre du jour. Pour le reste, il y a des conclusions qui sont dans la déclaration politique finale du Sommet et que nous avons tous lues et pour lesquelles pour l’instant je n’ai pas d’autre commentaire à faire.

Q : Même si elle était attendue et annoncée, l’absence d’invitation à ce Sommet de l’OTAN a provoqué une tension dans le monde politique local. Avant que la réunion des 28 membres ne commence, le Premier ministre a réagi, de l’avis général, de façon émotionnelle et irrationnelle, accusant même l’Alliance de « politique hypocrite ». Quel est votre commentaire ?

Je n’ai pas de commentaire à faire sur les déclarations du Premier ministre, et pour ma part j’attendrai de voir si à Paris il y a des commentaires particuliers qui sont faits, de la part de la délégation de mon pays qui a participé au Sommet de Chicago, mais au stade actuel je ne suis pas en mesure de dire quoi que ce soit d’autre.

Q : La Macédoine reste en dehors de l’OTAN, la Serbie sera présidée par l’aile nationaliste, le Kosovo se trouve dans uns situation sécuritaire délicate et la Grèce a ses problèmes politiques et économiques. Est-ce que la région va vers une période de troubles et peut-on s’attendre à une menace pour la paix dans la région ?

On peut dire qu’il y a beaucoup de défis pour la région des Balkans effectivement et qu’un bon nombre de pays qui soit sont dans l’UE, soit visent à y entrer, font face à des situations qui ne sont pas faciles. Cela dit, je crois qu’il y a quand même un élan et une volonté générale de progresser. Vous parlez de la Serbie, je remarque qu’il y a eu des élections qui se sont passées de façon tout à fait correcte, qui ont mené à l’arrivée d’un nouveau président, que peut-être les sondages n’avaient pas prévu. Alors, nous espérons vivement que M. Nikolic, et le gouvernement qu’il va former, maintiendra deux caps très importants qui sont bien sûr la marche de son pays sur la voie européenne et le dialogue entre Prishtina et Belgrade. Nous avons en tout cas vu avec satisfaction certains points du programme qu’a avancé le nouveau président, notamment la lutte contre la criminalité et la corruption, le souhait de développer l’économie de son pays qui sont effectivement des priorités recommandables. Pour la situation de la Grèce, à laquelle vous avez fait allusion, c’est autre chose évidement, c’est la crise financière et économique générale qui frappe plus particulièrement l’Europe et plus particulièrement les pays de la zone euro.

Q : Un nouveau président est élu, François Hollande, et il parait que son élection a reflété un nouvel enthousiasme pour la résolution des problèmes actuels de l’UE. Même si c’est encore tôt pour donner des estimations, je voudrais savoir si la politique officielle de la France vis-à-vis de la région, et particulièrement de la Macédoine, changera ?

Vis-à-vis de la région, et notamment de l’intégration euro-atlantique, je ne pense pas qu’il y ait de modification de la politique de la France à la suite de l’élection de M. Hollande. C’est un sujet sur lequel François Hollande ne s’est pas prononcé explicitement, puisque ce n’est pas un sujet qui a été abordé dans le cadre de la campagne électorale. De façon générale, la politique étrangère à été très peu abordée pendant cette campagne électorale, mis à part quelques annonces comme le retrait des troupes d’Afghanistan à la fin de 2012 ou bien les nouvelles orientations de la politique économique européenne que M. Hollande entend promouvoir. Donc, il faut attendre que les nouveaux cabinets, la nouvelle administration se mettent en place avec notre nouveau Ministre des Affaires Etrangères M. Fabius, et je pense qu’au cours de l’été on va avoir une annonce plus élaborée de différents thèmes de politique étrangère du gouvernement. Et tout laisse penser que le soutien à l’intégration européenne de la région et notamment de la Macédoine se poursuivra, il n’y a aucune raison de penser qu’il y aura un changement de ce côté-là, et au contraire on peut penser même qu’il y aura un engagement encore plus fort en bilatéral pour soutenir cette voie vers l’intégration européenne. La politique de la France vis-à-vis des Balkans occidentaux fait l’objet d’un consensus et vous vous souvenez peut-être qu’en 2001, au moment de la signature d’Ohrid, nous avions en France ce qu’on appelle une cohabitation. Il y avait un président qui était Jacques Chirac et un Premier ministre qui était Lionel Jospin et tous deux s’étaient fortement engagés en faveur du maintien de la stabilité et de l’avenir de votre pays.

Q : Puisqu’on parle de l’élargissement de l’UE, notre pays stagne dans ce processus et on donne comme raison le différend sur le nom. Entretemps, le pays a entamé le dialogue à haut niveau. Quelles sont vos attentes de ce nouveau processus, peut-on espérer que les réformes avancent ?

Cela dépend de deux choses que vous venez de mentionner, d’une part la question des réformes et d’autre part la question du contentieux sur le nom. S’agissant du différend sur le nom, notre position est bien connue, c’est-à-dire que c’est un différend bilatéral et qui donc doit être réglé par les deux parties. Je tiens à dire que la France n’a pas de parti-pris dans cette querelle, elle n’a d’ailleurs aucune opinion sur le fond de la question. La France s’adresse aux deux parties en cause, la Grèce et la Macédoine, en leur demandant de trouver une solution de compromis à travers ce dispositif qui a été mis en place sous l’égide des Nations Unies par l’intermédiaire d’un médiateur.

Quant aux réformes, oui effectivement, elles doivent être poursuivies. On a bien vu depuis la mise en place de ce dialogue à haut niveau pour l’accession qu’il y a une volonté d’impulsion et de soutien du côté de la Commission européenne et qui a été rejointe par le gouvernement de votre pays, et donc c’est un aspect positif. Les constats sont faits depuis un certain temps à travers les rapports de progrès de la Commission, et les secteurs sur lesquels justement des progrès sont attendus sont tout à fait identifiés : c’est la justice, l’administration publique, la liberté des médias, l’économie de marché, tout ça ce sont les rubriques de ce fameux dialogue à haut niveau.

Et ce sont des domaines dans lesquels, à titre bilatéral aussi, la France apporte son appui puisque le principal de notre coopération bilatérale, les plus gros moyens que nous mettons sont pour la reforme de l’administration publique, le soutien à la justice, également aux avocats, et pour l’utilisation des fonds de préadhésion. Ce sont les domaines dans lesquels nous essayons d’accompagner justement votre pays dans ce processus.

Q : Cependant, ce qui manque dans ces cinq points, c’est le dialogue politique. Nous savons que, depuis un certain temps il n’y a eu aucune rencontre entre les quatre principaux dirigeants de partis, aucun projet de loi proposé par l’opposition n’a été adopté, aucun acte juridique n’est adopté par consensus, ce qui est proposé par l’opposition n’est pas adopté. Pourquoi l’UE et ses représentants ne l’identifient-il pas comme une des conditions pour la Macédoine ?

C’est un point qui, même s’il ne fait pas partie de ce processus de dialogue à haut niveau, est relevé dans les rapports de progrès, la question du dialogue politique. Et je suis d’accord avec vous qu’il y a un déficit. Moi, j’ai été très heureux quand le président Ivanov avait rassemblé les dirigeants des différents partis politiques autour d’une table, même si les résultats ne sont pas toujours extrêmement tangibles, mais au moins de s’asseoir calmement autour d’une table et discuter de la situation politique c’est un point favorable.

Au parlement, évidement comme dans tout autre pays il y a la loi de la majorité et de la minorité et il est clair que c’est en général la majorité qui entraine l’adoption de la plupart des lois. C’est aussi le cas chez nous, en France, mais ça n’empêche pas qu’il doit y avoir des possibilités de consultation, de dialogue en amont au moment de l’élaboration des lois, avec un processus transparent auquel doit participer la société civile, c’est aussi important.

Et puis, on peut aussi imaginer des formules, comme dans certains pays où il y a une obligation qui est faite dans le règlement intérieur du parlement que tant de projets de lois puissent être proposés par l’opposition, ou bien aussi la possibilité qui est faite de nommer à la tête d’une commission importante une personnalité qui n’est pas du côté du gouvernement. C’est d’ailleurs ce qui se fait en France, où le président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, qui est vraiment un des personnages les plus importants au parlement, à l’époque du président Sarkozy a été nommé un éminent représentant du groupe socialiste. Cela peut être une façon de créer la confiance entre les différents partis politiques et leur permettre de mieux travailler ensemble. Mais enfin, ce ne sont que des exemples que je donne, ensuite c’est à chaque pays, à chaque parlement de trouver son mode de fonctionnement qui soit le plus ouvert possible vers les uns et vers les autres.

Q : Ce manque de dialogue politique en général, mais aussi des partis politiques avec le gouvernement, se reflète fâcheusement par des antagonismes ethniques. Nous avons eu un hiver agité, nous avons eu beaucoup de problèmes, d’incidents. Quelle serait la façon de prévenir ces incidents et d’y faire face ?

Oui, effectivement, il y a eu depuis le début de l’année, et même depuis la fin de l’année dernière, un certain nombre d’incidents très regrettables, des incidents effectivement de caractère interethnique pour la plupart, quoique parfois aussi ça soit difficile de distinguer entre l’affaire personnelle de droit commun et l’interethnique, mais qui ont pris un caractère interethnique en tout cas et dont il y a eu aussi parfois une exploitation politique.

Alors, la meilleure voie pour prévenir et surmonter de tels affrontements interethniques, moi je crois que je vais vous donner le conseil d’un de vos grands écrivains, un grand intellectuel de votre pays dont j’ai lu récemment des déclarations dans un magazine, il s’agit de Luan Starova. Il a dit « il faut réconcilier les différences, favoriser l’énergie qui unit et non les divisions fatales ». Il a ajouté que « l’identité citoyenne a du mal à l’emporter sur l’identité ethnique dans ce pays » et, en tant que Français, je ne peux qu’aller dans ce sens, venant d’un pays qui est très attaché à l’intégration, ce sont des propos qui me parlent et qui sont adaptés à votre pays.

Je sais que les situations ne sont pas les mêmes entre la Macédoine et la France, en France nous accueillons des populations nouvelles que nous nous efforçons d’intégrer. Ici en Macédoine, comme partout dans les Balkans, vous avez des populations qui vivent depuis des siècles sur les mêmes territoires. Donc, la problématique n’est pas la même, mais je pense que le but final est le même, c’est qu’il faut surpasser les différences en prenant conscience de l’intérêt commun, de la citoyenneté commune que l’on a, car on vit avec des frontières, des mécanismes d’Etat, de société, qui doivent permettre de dépasser les vues particulières que l’on peut avoir de part et d’autre.

Q : Il serait inconcevable de poursuivre cet entretien sans poser une question sur le quintuple meurtre et les événements qui ont suivi : cinq personnes ont été tuées et la police a arrêté plusieurs suspects, tandis que la ministre de l’intérieur a déclaré que « le meurtre a été commis au nom de l’Islam radical ». Comment évaluez-vous les accusations précipitées de la ministre, alors que le tribunal n’a pas encore prouvé la culpabilité des suspects ni leur affiliation idéologique ? Et pensez vous qu’en Macédoine il y a un Islam radical ?

Ecoutez, ce crime effectivement horrible a choqué tout le monde, et bien entendu les pensées vont toujours à toutes les familles et aux proches qui ont subi la perte de ces cinq personnes qui ont été si terriblement assassinées. Depuis, il y a eu un certain nombre de développements, il y a eu une enquête policière, des arrestations, une procédure judiciaire qui est en marche et il ya eu aussi des manifestations et des prises de positions diverses. Ce qui est important, c’est d’éviter de diffuser, d’inspirer la crainte, la psychose dans des moments pareils.

Sur le fond, je crois qu’il faut surtout qu’il y ait la confiance des citoyens dans les institutions, en particulier dans les services de la police, de la justice, c’est vraiment une condition pour que les choses restent stables et claires. C’est-à-dire en particulier qu’il faut conserver le secret de l’instruction, c’est un point important, et également respecter la présomption d’innocence, ce sont deux fondements importants d’une procédure judiciaire et on ne peut pas déclarer des personnes coupables avant qu’elles n’aient été jugées et qu’il y ait eu un verdict. Donc voilà, il va y avoir un procès, qui va être public je suppose, et qui permettra de voir exactement ce qu’il en est et quelles sont les responsabilités dans cette terrible affaire.

Alors, quant à la question de la menace de terrorisme islamiste en Macédoine, je n’ai pas de réponse particulière à vous donner, sinon que c’est une menace globale que nous connaissons aussi nous en France, qui peut s’exerces dans beaucoup de pays. On sait que, géographiquement parlant, les points forts de cette mouvance se situent dans des régions assez déterminées le Sahel, la péninsule arabique, la région frontalière du Pakistan et de l’Afghanistan par exemple, et on sait aussi qu’il peut y avoir des initiatives individuelles. Cela a été le cas en France récemment, où nous avons eu le cas d’un jeune homme qui a assassiné plusieurs militaires et des enfants dans une école juive. C’était un jeune homme qui était très clairement guidé par des idées islamistes radicales, pour le reste pour le moment nous n’avons pas de preuve qu’il s’agissait d’un réseau. Il faut toujours être prudent et voir ce qui peut être de l’initiative individuelle et de l’organisation active. En ce qui concerne la Macédoine et le Balkans, moi, personnellement, je n’ai pas d’éléments particuliers là-dessus à exposer.

En revanche ce qui est important c’est de ne pas faire des amalgames et j’avais été très heureux de voir que, dans l’affaire française, la première réaction publique qu’il y avait eue à la télévision, c’étaient les représentants des trois principales religions françaises, c’est-à-dire le catholicisme, l’islam et le rabbin juif qui avaient fait ensemble une déclaration à la télévision pour calmer les choses et dire qu’il ne fallait pas, sur un cas horrible, faire des généralisations.

Q : Vous avez parlé de la confiance que les citoyens doivent avoir dans le ministère de l’intérieur, donc ma question est : cette institution a-t-elle suffisamment investi pour créer la confiance des citoyens de toutes ethnies ? Beaucoup d’actions et de mesures du ministère de l’intérieur sont acceptées avec des réserves, surtout par la communauté albanaise.

Là, on retombe sur la question générale des rapports interethniques entre les deux principales communautés et de la nécessité de l’application de l’Accord d’Ohrid, qui est quand même la clé de cette confiance qui doit s’établir. Je crois que la police est une des administrations dans lesquelles s’applique justement peu à peu ce qu’on appelle la représentation équitable, qui est un des fondamentaux de l’Accord d’Ohrid, et que cela devrait donc mener peu à peu - évidement il faut une évolution qui se fasse peu à peu, on ne peut pas faire changer les choses du jour au lendemain - mais ça devrait amener une meilleure façon de travailler ensemble, une plus grande confiance justement. Si la police est mixte, les citoyens auront plus de confiance et nous-mêmes, qui avons une coopération bilatérale avec le ministère de l’intérieur, nous nous efforçons toujours, dans toutes les formations que nous faisons, de bien insister sur cet aspect qui nous parait très important.

Là, vous me donnez l’occasion de rappeler, d’insister sur le fait que la France est très attachée à l’Accord d’Ohrid, que nous avons participé au moment de son élaboration de très près par l’intermédiaire de certaines personnalités françaises qui étaient ici, et que nous considérons qu’il y a encore à travailler pour sa mise en œuvre, d’ailleurs la preuve, c’est qu’il y a toujours un Vice-Premier ministre chargé de l’application de l’Accord d’Ohrid et que, dans la déclaration finale du Sommet de Chicago, je note qu’il y a un encouragement aux efforts pour développer encore une société multiethnique, cela va tout à fait dans ce sens.

Je crois d’ailleurs que c’était M. Barroso, il ya à peu près un an, quand il était venu ici, qui a rappelé que « la route de Bruxelles passe par Ohrid ».

Q : Pour terminer, à quel niveau sont les relations entre la Macédoine et la France et êtes-vous satisfait de la coopération économique entre la Macédoine et la France, vu qu’il y a eu un investissement grandiose de Mr. Bricolage, et dans quelle mesure peut-on espérer que les investissements français continuent à venir dans notre pays ?

Les relations bilatérales sont effectivement bonnes sur le plan politique, elles demandent à être renforcées, c’est-à-dire qu’il faudra qu’il y ait dans un proche avenir plus de rencontres à haut niveau. Il ya eu des élections l’année dernière dans votre pays, cette année dans le nôtre, et forcément cela amoindrit toujours les possibilités de visites, mais je pense qu’il y aura, avec l’entrée en fonction de notre nouveau gouvernement, dans les mois qui vont venir, plus d’occasions d’avoir des contacts politiques à haut niveau.

Les relations de coopération, les relations culturelles sont excellentes et très fournies même, c’est quelque chose qui marche très bien. La langue française est bien enseignée dans les établissements scolaires, dans les lycées du pays et nous avons chaque année, à l’occasion du mois de la francophonie, le plaisir de voir qu’il y a un grand intérêt de ce côté-là pour la langue française. Notre Institut culturel de Skopje et également les Alliances françaises à Tetovo et Bitola ont beaucoup de partenariats et font beaucoup d’activités dans le domaine de la coopération avec les institutions culturelles locales.

Sur le plan économique, il y a encore beaucoup à faire, heureusement je sens que ça commence à bouger un peu. Pendant environ trois ans, après l’installation de la Société Générale, avec la Banque d’Ohrid, il y avait eu une période pendant laquelle il n’y avait pas eu d’intérêt marqué des investisseurs français. Et là, moi, je sens qu’il ya des possibilités et c’est plutôt bon signe sur l’ambiance économique générale, vous avez cité l’ouverture de ce magasin Mr. Bricolage, qui, je pense, devrait être suivi d’autres succursales. Il y a également Carrefour, le grand distributeur, qui va s’installer en septembre, qui va ouvrir à Skopje, et si ça marche ensuite dans d’autres villes du pays. Donc, j’ai bon espoir que les intérêts français soient mieux représentés ici dans les temps qui vont venir.

Dernière modification : 07/06/2012

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