...sans oublier Faktor.... [mk] [sq]

Le lendemain de la réunion informelle des dirigeants des pays des Balkans occidentaux, l’ambassadeur a développé au portail « Faktor » la position de la France relative à la perspective européenne tracée pour les Balkans occidentaux. « La région se trouve à un carrefour de son histoire et la France souhaite apporter en ce moment crucial une aide concrète pour l’aider à prendre dans des conditions réalistes le bon chemin », souligne-t-il

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Quelle est votre commentaire concernant la déclaration du président Emanuel Macron faite hier soir à Berlin dans laquelle il affirme que les pays des Balkans occidentaux ont une faible perspective pour une entrée rapide dans l’UE ?
Certains médias internationaux ont affirmé qu’il s’agissait d’une « douche froide » pour les pays des Balkans occidentaux dont la Macédoine du Nord. Macron a déclaré qu’une stabilité politique était nécessaire et que Paris contribuerait aux réformes dans plusieurs domaines, mais pas au processus d’élargissement.
Dans le contexte de la Macédoine, qu’est-ce que cela signifie pour notre pays ?
Qu’attendez-vous en juin ?

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La perspective européenne tracée pour les Balkans occidentaux lors du discours d’Emmanuel Macron à La Sorbonne en septembre 2017 reste inchangée. Il s’agit d’une claire vocation à rejoindre une Union rénovée. Il s’agit d’un double mouvement dans la durée qui demande en effet du temps et des efforts. La construction d’un État de droit crédible dans les États candidats est une condition indispensable, avec des progrès à la fois dans les textes et sur le terrain. Il n’a jamais été dit ou promis autre chose de notre part.

Compte tenu du poids de l’histoire et des structures, Il est nécessaire d’accompagner les aspirations des peuples de la région à travers une coopération appropriée qui permettra d’améliorer notamment l’administration, la justice et de combattre la criminalité et la corruption. La France souhaite à travers une stratégie appropriée accompagner et intensifier les efforts existants avec des moyens accrus. L’intervention de l’Agence Française de Développement, entre autres, permettra de financer et de mettre en œuvre cette stratégie.

La région se trouve à un carrefour de son histoire et la France souhaite apporter en ce moment crucial une aide concrète pour l’aider à prendre dans des conditions réalistes le bon chemin.

Pour la Macédoine du Nord, nous souhaitons que l’exemple qu’elle a donné de réconciliation régionale soit accompagné de réformes effectives et nous désirons lui apporter toute l’aide qu’elle mérite.

La participation des citoyens, quel que soit leur choix, pour la réussite de l’élection présidentielle sera un signe que leur pays mérite toute l’aide européenne et internationale afin de rejoindre notre Union. Cette première étape est d’une grande importance et nous espérons son succès.

Dernière modification : 13/06/2019

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