.... ni MIA [mk] [sq]

Interrogé par MIA, suite à la réunion informelle des dirigeants des pays des Balkans occidentaux, qui a eu lieu à Berlin le lundi 29 avril, l’ambassadeur répond à des questions relatives à la Stratégie française dévoilée par le Président de la République, ainsi qu’à la situation politique actuelle à travers le prisme de la mise en œuvre de l’Accord de Prespa et du second tour de la présidentielle qui aura lieu le 5 mai prochain.

Retrouvez ici l’intégralité de son entretien :

JPEG

1. La France a mis au point une stratégie pour les Balkans occidentaux. Qu’est-ce qu’il est nouveau, c’est-à-dire quel est le message clé qui concerne les pays des Balkans occidentaux ?

Cette stratégie consacre notre volonté au plus haut niveau de soutenir le chemin européen des Balkans occidentaux. Elle se fonde sur les attentes des populations de la région de voir de véritables progrès dans le domaine des réformes et de l’État de droit. Il s’agit aussi de nos attentes de voir ces progrès se concrétiser et se vérifier sur le terrain. Le soutien à la réforme de la justice et de façon générale à la mise en place de standards européens dans l’administration sera une contribution concrète à votre chemin européen. Les domaines sont clairement identifiés et notre effort viendra soutenir et compléter celui déjà accompli dans le cadre de l’UE et d’autres institutions multilatérales. Il s’agira de mobiliser nos efforts autour de coopérations concrètes qui seront soutenues par l’Agence française de Développement. Celle-ci a déjà entrepris un effort qui pourra porter notamment sur l’environnement, la qualité de l’air et le cadre de vie.

2. La Macédoine est félicitée pour ses progrès, en particulier dans la résolution du différend de longue date avec la Grèce, et est considérée comme le seul élément positif des Balkans. Les progrès seront-ils transformés en ouverture des négociations avec l’UE ?

Nous saluons l’effort exemplaire de réconciliation qui a été mené avec courage et détermination par les autorités de ce pays, notamment depuis 2016, et qui doit être poursuivi. C’est ainsi que la Macédoine du Nord et toute la région trouveront la place qui leur a été promise et leur revient dans une construction européenne rénovée à laquelle la France travaille spécialement. Toutefois, Il a toujours été clair de notre part que c’est le progrès réel et constaté dans les critères de l’État de droit qui formera la base de l’ouverture des négociations.

3. Comment évaluez-vous le premier tour de l’élection présidentielle et quelles sont vos attentes pour le second tour ?

Le premier tour des élections s’est déroulé paisiblement et entre trois candidats d’une grande qualité, qui ont tous manifesté leur volonté de faire progresser l’État de droit et de consolider votre État. Nous attendons que les citoyens participent à cette consolidation à travers l’acte le plus fondamental, qui est de participer au deuxième tour, au moins par leur présence. Ce sera pour nous aussi un grand encouragement à vous aider sur votre chemin européen. La citoyenneté, c’est la base des valeurs de l’Europe où vous voulez entrer. Ce message est attendu à Paris et dans les capitales.

Dernière modification : 13/06/2019

Haut de page