Journée européenne des langues

Allocution de Madame Laurence Auer, Ambassadrice de France, à l’occasion de la table ronde organisée lors de la journée Européenne des langues le 26 septembre 2013.

« Monsieur l’Ambassadeur de l’Union Européenne, Chers Professeurs, Chers étudiants, Cher public,

Je suis vraiment très heureuse de pouvoir prendre part à cette table ronde organisée par nos collègues de l’Union Européenne en l’honneur de la Journée Européenne des langues et je vous en remercie. Cette année, nos collègues de la Délégation ont fait un excellent choix en consacrant cette manifestation à la traduction et à la publication de livres. Ce thème nous intéresse vivement car nous aimerions beaucoup que la littérature française contemporaine soit plus présente dans les librairies macédoniennes.

J’ai souhaité intervenir dans ce débat consacré à des expériences très concrètes dans la traduction afin de vous présenter d’une manière pratique deux exemples d’aides que le gouvernement français propose dans le domaine de la publication.

La France a mis en place des dispositifs pour soutenir la traduction et l’édition de livres français à l’étranger et contribuer ainsi au rayonnement des littératures françaises et francophones. Le Centre national du livre est un établissement public du Ministère français de la culture et de la communication qui a pour mission depuis 1946 de soutenir grâce à différents dispositifs tous les acteurs de la chaîne du livre : auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires et organisateurs de manifestations.

Je vous conseille vivement de visiter le site Internet de cette institution qui propose par exemple des bourses de traducteurs. Cette aide s’adresse aux traducteurs étrangers qui ont déjà traduit au moins un livre chez un éditeur commercial, et qui souhaitent séjourner en France pour mener à bien un projet de traduction à des fins de publication. Il y a des conditions, il faut suivre une procédure et des formulaires sont à remplir mais si vous êtes retenu par une des trois commissions annuelles, vous pourrez bénéficier d’un séjour de un à trois mois en France pour mener à bien votre projet. Plusieurs traducteurs macédoniens ont déjà été bénéficiaires de ce programme de séjour.

L’Institut Français de Paris et son département « Livres, idées et savoirs » proposent des aides à la publication par la prise en charge partielle ou totale des droits d’auteurs. Les droits d’auteurs, qui ne sont pas forcément des montants très élevés, peuvent quand même constituer un obstacle pour mener à bien un projet d’édition. Les éditeurs et les traducteurs qui sont très souvent les porteurs des projets de traduction, sont invités à se renseigner auprès de l’Institut Français de Skopje sur ce programme d’aide à la cession de droits. Les projets peuvent relever de domaines littéraires variés : littérature, sciences humaines, jeunesse, BD, théâtre… Notons que grâce à ce programme qui a été créé en 1990, plus de 18000 titres d’auteurs français et francophones ont été traduits dans 75 langues du monde.

L’Institut Français de Skopje peut aider, dans un cadre très précis, la publication d’un ou deux ouvrages français par an : l ‘institut organise depuis fort longtemps des débats d’idées et invite sur le thème choisi un expert français reconnu. Avec le concours d’un éditeur local, « Magor », l’Institut aide la publication d’un ouvrage clé sur le thème à débattre. Ces dernières années, plusieurs ouvrages sur les énergies renouvelables ou la laïcité ont ainsi pu être publiés.

Je voudrais conclure en vous invitant, chers amis traducteurs, à la médiathèque de l’Institut Français de Skopje où vous pourrez trouver beaucoup d’informations sur les nouveautés littéraires en France. Nous souhaitons aussi monter fin octobre, à l’Institut Français de Skopje, une table ronde sur la traduction d’ouvrages français et francophones où vous serez amenés à vous exprimer sur vos choix, vos désirs et les difficultés que vous rencontrez. Les éditeurs macédoniens y seront également conviés et je vous donne rendez-vous le mercredi 30 octobre 2013, à 19 heures, à l’Institut Français de Skopje, pour cette rencontre qui s’inscrira dans la suite du débat de ce soir.

Je vous remercie. »

Dernière modification : 15/10/2013

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