Le Ministre ADEMI à Paris pour la conférence de l’OIF

Vendredi 05 juin 2015, 32 Ministres Francophones se sont réunis à La Convention, à Paris, pour discuter de l’évolution du numérique éducatif. Alors que le français est la 5ème langue mondiale, la demande de cours en ligne et de formations à distance ne cesse d’augmenter. La Francophonie se doit donc de faire face à ces nouveaux besoins. Le ministre de l’Education et de la science du gouvernement macédonien était présent

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En 2050, 8% de la population mondiale devrait parler français, contre 3% aujourd’hui, selon les estimations. Face à cette croissance, parallèle à celle de l’utilisation du numérique dans le monde, la Francophonie doit fournir des offres de formations en français pour générer un maximum d’échanges économiques et culturels. Notamment parce que les Etats francophones ont une capacité inégale de réponse à la demande croissante. Cette réunion a donc permis de dresser un état des lieux ainsi que proposer des solutions pour favoriser un accès partagé et optimisé au numérique.

« Cette rencontre va ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement du numérique éducatif dans l’enseignement supérieur des pays francophones » a déclaré Bernard Cerquiglini, le recteur de l’Agence Universitaire Francophone (AUF). Il était plutôt optimiste quant à la mise en place de recommandations et l’adoption de mesures concrètes pour améliorer l’accès aux formations numériques, suite à cette première rencontre. Il a d’ailleurs parlé d’une « nouvelle approche, plus stratégique et politique ».

Le numérique, un atout éducatif

On estime aujourd’hui que le nombre de personnes à disposer d’une connexion internet en Afrique Subsaharienne double chaque année. Un progrès qui fait écho à la démocratisation progressive de l’enseignement à travers le monde. On constate également que les étudiants sont de plus en plus demandeurs de qualifications supérieures et de formations intégrant le numérique. Un bouleversement du paysage universitaire mondial qui nécessite d’être analysé. Peu coûteuses, les formations numériques ont été mises en place depuis les années 1990 par l’AUF dans plus de 74 campus.
« La responsabilité qui est la nôtre est de trouver urgemment des solutions à la hauteur des besoins et des attentes » a déclaré Michäelle Jean, Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Le français, langue de plus en plus demandée dans l’enseignement supérieur

32 pays ont pour langue d’enseignement la langue de Molière et 75 millions d’étudiants utilisent actuellement le français, dont 53 millions en Afrique. Sans compter la croissance démographique, qui progresse plus fortement que les moyens mis à disposition. Le français est ainsi en passe de devenir la 4ème langue la plus parlée au monde. Un véritable défi pour l’OIF.

« Notre langue et nos cultures ne seront partagées par le plus grand nombre que si nous sommes en mesure de les rendre accessibles. Et pour cela nous devons innover » a confié Annick Girardin, Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie. C’est pourquoi au cours de cette journée de réunion, se sont tenues plusieurs sessions de travail. Ont ainsi été abordés les thèmes suivants : l’état des ressources numériques universitaires, le numérique comme outil d’innovation et de rénovation pédagogiques, mais encore les conditions financières du développement numérique.
Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, a déclaré à ce propos : « Le développement numérique de notre enseignement supérieur est l’une des clés de l’avenir », en ajoutant que l’OIF apportait la chance d’agir ensemble. Une déclaration, regroupant des mesures à mettre en place par la suite, a été adoptée en fin d’après-midi.

Mélanie Volland (www.lepetitjournal.com) samedi 06 juin 2015
Ministri i Arsimit dhe Shkencës Abdilaqim Ademi mori pjesë në Konferencën Ndërkombëtare e cila u zhvillua më 5 qershor në Paris, Republika e Francës. Tema e konferencës, ku morën pjesë 30 ministrat përgjegjës për arsimin e lartë ishte “Zhvillimi i hapësirës numerike Frankofone në arsimin e lartë” e synuar për vendet Frankofone.
Konferenca u iniciua nga Organizata Ndërkombëtare e Frankofonisë dhe Agjencioni i Frankofonisë. Qëllimi i këtij aktiviteti ndërkombëtar rrjedh nga kërkesa e më shumë shteteve për të krijuar një hapësirë dixhitale universitare për të studiuar gjuhën frënge.
Konferenca veçoi katër fusha apo çështje që kanë të bëjnë me : Përmbajtjen e kurseve digjitale (burime falas dhe online trajnime) ; Mbështetjen e zhvillimit të dixhitalizimit në Frankofonisë ; Kërkesën hardware minimale për edukimin në distancë ; Mundësitë për financimin e programeve të tilla.
Në këtë kontekst, u diskutua se në këto katër fusha në mënyrë më të hollësishme duhet të përcaktohen segmentet, veçanërisht duke ndjekur parimet : qasje të lirë në burimet numerike, për nevojën e planeve globale për zhvillimin e numerikës në arsimin e lartë, për mbështetje dhe zhvillim të gjithë infrastrukturës së nevojshme në nivel kombëtar, gjithmonë duke ndjekur parimin e cilësisë, por edhe të realitetit dhe fizibilitetit, me qëllim për të zhvilluar teknologji numerike që do të lejojë qasje në burimet numerike në shtetet Frankofone.
http://www.mon.gov.mk/index.php
Le Ministre de l’Education et de la Science Abdilaqim Ademi a pris part à la Conférence internationale qui a eu lieu le 5 Juin à Paris. Le thème de la conférence, en présence de 30 ministres chargés de l’enseignement supérieur était « le développement de l’espace numérique francophone dans l’enseignement supérieur" destiné aux pays francophones.
La conférence a été initiée par l’Organisation internationale de la Francophonie et de l’Agence de la Francophonie. Le but de cette activité internationale provient de la demande de plusieurs pays pour créer une université de l’espace numérique pour étudier le français.
La conférence a distingué quatre domaines ou questions :
-  contenu des cours numériques (ressources de formation gratuite et en ligne) ;
-  Soutenir le développement de la numérisation dans la francophonie ;
-  La configuration matérielle minimale requise pour l’apprentissage à distance ;
-  Options pour le financement de ces programmes.
Dans ce contexte, ont été évoqués les principes suivants : libre accès aux ressources numériques, nécessité pour le développement de plans globaux de l’enseignement supérieur, soutenir et de le développement de toutes les infrastructures nécessaires au niveau national, toujours en suivant le principe de la qualité, mais aussi la réalité et la faisabilité, afin de développer la technologie numérique qui permettra l’accès aux ressources numériques dans les pays francophones.

Dernière modification : 18/06/2015

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