Ouverture de la Deuxième Université d’été itinérante des Balkans “Accession to the European Union and Identity of Balkans”

Organisée par l’Université franco-allemande, l’Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense, l’Université de Munster (Allemagne) et l’université Saints Cyrille et Méthode, faculté de droit « Justinien premier » de Skopje.
Jeudi 10 septembre 2015, Faculté de droit de Skopje, Boulevard Goce Delcev, 9B, Skopje

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Monsieur le Doyen, Mesdames et Messieurs les professeurs, chers participants,
Chère Christine Althauser,

C’est un plaisir renouvelé de venir vous rencontrer au sein de la Faculté de droit de Skopje au gré des évènements scientifiques organisés. Ces échanges internationaux revêtent toujours une importance particulière. En juillet dernier, nous avons, monsieur le Doyen et moi-même remis, aux heureux lauréats le diplôme en propriété intellectuelle décerné conjointement par l’Université de Strasbourg et l’Université Saints Cyril et Méthode. La coopération avec la faculté de droit de Caen continue avec le désormais traditionnel colloque en décembre. Je me réjouis donc que l’Université itinérante initiée par les université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense et Munster témoigne de la vitalité de la coopération européenne en matière académique.
L’année dernière, j’avais été impressionnée par la diversité des interventions, je constate que cette année encore les ambitions des organisateurs restent identiques. La variété des thèmes et des intervenants permettent d’embrasser le vertigineux thème choisis : l’accession à l’Union européenne et l’identité des Balkans.
En soi, le concept d’identité est sensible, d’autant plus dans les Balkans, où s’enchevêtrent les histoires et les chemins des Nations et des Etats. Il n’existe pas une identité mais des identités plurielles, et l’identité européenne en forme une. Intégrer l’Union européenne, c’est accepter le projet économique et politique qui structure le projet européen. C’est ajouter à sa culture, son patrimoine, ses conceptions politiques et économiques, une dimension nouvelle : celle de l’Europe, exprimée par ses Etats et ses peuples.
Le programme de votre université illustre cette volonté de l’Union, projet économique et projet politique. Il en illustre aussi la complexité. Le droit européen intervient à des niveaux très divers et particulièrement techniques : droit des sociétés, droit des contrats, droit européen du redressement et de la liquidation des entreprises, arbitrage…
Mais aborder la question de l’intégration européenne, c’est d’abord arriver harmoniser les droits et politiques menés par les Etats par rapport aux standards européens. Non seulement dans le domaine économique mais aussi dans le domaine politique. Je constate là encore que vous n’avez pas choisi la facilité avec des thèmes portant sur la politique étrangère de l’Union européenne, le déficit démocratique de l’Union européenne, les critères de Copenhague à l’aune des Balkans.
Dans l’actualité de la République de Macédoine, je voudrai mentionner la récente suppression de la loi sur la lustration, et les discussions en cours sur la nomination d’un procureur spécial avec une pleine autonomie, en charge de l’enquête sur les écoutes téléphoniques, de cet élément et son cadre juridique dépendra l’application de l’accord politique du 15 juillet. Le délai du 15 septembre doit être respecté, il en va de la viabilité de tout l’accord.
Je veux également rappeler que la question des migrants, dans ce pays de transit qu’est la Macédoine est elle aussi une question juridique, il y a des conventions internationales à respecter et des discussions en cours pour l’accueil de ce qui apparaît être la plus grande crise des réfugiés depuis des décennies.
L’Europe est un espace vivant, en construction. Il faut le rappeler face aux impatiences des opinions publiques. Intégrer l’Union européenne, c’est accepter lier son destin à une communauté d’intérêt et de valeur et faire en sorte que cette communauté se développe. Par sa construction, sa dynamique, la construction européenne n’est jamais finie. D’une certaine manière, même les Etats membres ne cessent d’intégrer l’Union au grès des défis du temps présent. Dans les Balkans occidentaux, cette initiative franco-allemande qui inclut cinq pays prend tout son sens, comme le mentionnait ma collègue allemande, puisque nous visons à travailler sur une initiative régionale pour la jeunesse, depuis le sommet de Berlin, et dans la perspective de la Conférence de Paris l’an prochain.
En remerciant les responsables scientifiques de cette manifestation, les professeurs Otmar SEUL et Niels PETERSEN ainsi que Mesdames Marjolaine ROCCATI et Patricia RRAPI, je vous souhaite d’excellents travaux.

Vous pouvez consulter le programme de la Deuxième Université d’été itinérante des Balkans “Accession to the European Union and Identity of Balkans”

Dernière modification : 10/09/2015

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