Réception à l’occasion de la fête nationale du 14 juillet [mk] [sq]

Nous nous sommes retrouvés au Makedonsko Selo pour partager dans l’amitié notre fête nationale dans le cadre magnifique de Vodno, en présence des hautes autorités macédoniennes, du corps diplomatique et des partenaires français et macédoniens de la coopération.

Discours prononcé par l’Ambassadeur de France, Christian Thimonier, lors de la réception de la fête nationale du 14 juillet 2018 à Makedonsko Selo :

Nous nous retrouvons cette année encore au Makedonsko Selo pour partager dans l’amitié notre fête nationale. Et je vous remercie tout particulièrement pour l’effort de gravir les pentes de Vodno un samedi soir afin de nous retrouver une nouvelle fois ensemble autour des valeurs de notre République.

C’est aussi le moment bien choisi pour mesurer le chemin parcouru depuis une année quand nous partagions ici avec le tout nouveau gouvernement à la fois des espoirs et des exigences.

Cette année fut certes bien remplie si l’on considère la multiplicité des chantiers ouverts et la reprise réussie du chemin vers l’OTAN et l’Union européenne. Beaucoup reste à faire et nous espérons fêter l’an prochain de nouveau pas décisifs après une année de réformes concrètes et d’intenses préparatifs. Nous-mêmes, conduits par notre gouvernement sur le chemin de réformes essentielles et fondamentales, nous mesurons, soyez en sûrs, l’exigence comme la difficulté de passer de la volonté politique à l’exécution sur le terrain, face aux impatiences de nos citoyens et de nos partenaires.

La France est déterminée à réaliser les réformes intérieures qui lui permettront de répondre aux défis de la mondialisation. Mais elle est tout aussi déterminée à ne pas lâcher un pouce de terrain pour la rénovation du projet européen, condition absolue à ses yeux de l’accueil de nouveaux membres dans l’Union.
Nos deux chemins sont donc destinés à se compléter et le moment venu à se rejoindre. Déjà nous coopérons avec la Macédoine en des domaines cruciaux pour la sécurité européenne et mondiale dont nous prenons toute notre part dans les terrains les plus difficiles, au Moyen Orient comme en Afrique. Notre coopération en matière de défense cette année a été marquée par un dialogue stratégique particulièrement dense. La Secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées est venue ici au mai de mai dernier et nous avons vécu un très moment en commun à l’occasion de la remise du grade de commandeur dans l’ordre national du mérite à Madame la Vice Premier-Ministre ministre de la défense Madame Shekerinska.

S’agissant de notre patrimoine et de notre mémoire commune, en cette année 2018 où nous commémorons la fin de la Première Guerre mondiale, la France et la Macédoine ont inauguré à Bitola et à Skopje deux musées qui visent à expliquer aux générations actuelles et futures cette page de l’histoire européenne. Je vous encourage à vous rendre dans ces deux espaces et à y amener vos amis et vos familles. Ils doivent vivre et nous permettre de mieux comprendre notre histoire et notre communauté de destin. Saluons au passage par la pensée nos soldats et nos policiers qui ont payé cette année encore un lourd tribut à la défense de nos libertés. Ils peuvent être sûrs de la reconnaissance de la nation et de nos alliés, que nous protégeons comme Ils nous protègent.

2018 c’est aussi l’occasion de mesurer cent ans d’histoire de cette région et de mesurer combien la réconciliation et une sincère coopération franco-allemande restent d’actualité, avec la perspective d’un nouveau traité entre nos deux pays. Je me réjouis que cet exemple ait trouvé une double émulation avec les accords entre Skopje, Sofia et Athènes. Puissent tous les citoyens de Macédoine être convaincus de leur haute valeur et agir en sorte que tous leurs effets juridiques et autre s’en fassent bientôt sentir, afin de lever tout ou partie des barrières restantes sur la route européenne et atlantique de ce pays. Je voudrais donner un dernier mot à la fraternité que notre juge constitutionnel vient de consacrer ces derniers jours non seulement comme partie de notre devise républicaine mais comme principe de notre droit. Il n’y aura pas d’Europe qui vaille, ni de société méritant le nom d’européenne sans cette reconnaissance effective : la fraternité inclut le respect et la reconnaissance de l’autre, concitoyen, voisin ou hôte étranger, égal autant que différent. Je saluerai donc tout particulièrement ceux qui, ici, dans cette année de changement ont su tendre la main ou accepter la main tendue. Je pense tout particulièrement au Parlement, pierre détour d’une démocratie fonctionnelle. C’est aussi une société macédonienne réconciliée que nous attendons dans notre Union pour relever les défis du monde. Votre expérience nous sera précieuse et vous pouvez compter sur la France comme partenaire exigeante mais fraternelle.

Et je termine par remercier nos généreux mécènes, les entreprises partenaires, AGS, ЕGIS, Freyssinet, NGE, Mr. Bricolage, Ohridska Banka - Société générale, Pernod Ricard, Sanofi, Thales, Veolia et Zegin.

Vive la fraternité Franco-Macédonienne !

Dernière modification : 16/07/2018

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