Table-ronde au ministère de l’agriculture

Discours d’ouverture de Mme Laurence Auer, Ambassadrice de France, au ministère de l’Agriculture, de la forêt et de l’économie de l’eau, à l’occasion de la table-ronde :« La gestion des programmes européens de développement rural : enseignements d’une étude franco-croate sur les passerelles entre les programmes et l’évaluation du programme IPARD 1 »

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Monsieur le Ministre de l’Agriculture, de la forêt et de l’économie de l’eau,
Cher Mihail,
Mesdames et Messieurs les représentants de l’AFSARD, Monsieur le Directeur,
Messieurs les représentants du ministère français de l’agriculture et de la forêt de l’Agence de services et de paiement,
Mesdames et Messieurs les représentants de la Délégation de l’Union européenne,
Chers participants,

La table ronde qui va se dérouler aujourd’hui ici est un exemple de coopération institutionnelle entre nos deux pays comme j’espère en voir davantage dans le pays. Il s’agit en effet de vous restituer les enseignements d’une étude réalisée par l’Agence de services et de paiement française avec le soutien de son homologue française, sur les points communs et les différences entre les programmes européens de développement rural dans les Etats membres et les pays candidats mais également de se servir des premières conclusions de l’évaluation en cours du programme IPARD1 pour améliorer la gestion du programme IPARD2 et sa disponibilité auprès de ses premiers bénéficiaires potentiels : les agriculteurs.

Cette étude est riche d’enseignements. L’Institut français de Skopje a souhaité la traduire en macédonien afin qu’elle puisse être diffusé auprès de chacun d’entre vous, et ainsi capitaliser sur les travaux d’aujourd’hui. L’un des enseignements principaux est la grande proximité, dans la logique de programmation, dans la prise en compte des contrôles pour que l’argent du contribuable européen soit utilement et sincèrement dépensé. C’est toute la logique des fonds de pré adhésion, pour les pays candidats, qui visent d’une part à permettre à ces pays d’assimiler l’acquis communautaire mais également, une fois qu’ils seront membres, à être à même de répondre aux contraintes spécifiques des aides européennes.

Il est fréquent, dans mon pays comme dans le vôtre, que l’on souligne trop fortement ces contraintes, ces difficultés, la lenteur du processus de décision. Ne nous voilons pas la face, c’est une réalité. Il n’y a pas de fatalité à l’échec de l’utilisation des aides de pré-adhésion. Le niveau d’absorption des aides européennes au développement rural du pays est certes très bas. Mais des souplesses sont possibles, des adaptations sont permises pour mieux être en lien avec les besoins du terrain, avec les besoins des agriculteurs et des territoires ruraux.

Monsieur le Ministre, cher Mihail, je sais qu’ensemble nous avons déjà de nombreux projets pour redynamiser le secteur agricole macédonien, développer de nouvelles filières agroalimentaires et renforcer le niveau de programmation d’IPARD. Monsieur le responsable du programme de développement rural à la Délégation de l’Union européenne à Skopje, cher Olivier Maes, je sais également à quel point la Délégation est mobilisée pour faire avancer ce programme.

La France, vous le savez, est un grand pays agricole
 ; elle a défendu, depuis longtemps, le maintien d’une politique agricole commune ambitieuse, redistributrice, prenant en compte l’environnement. Dans quelques jours, le Salon International de l’Agriculture ouvrira ses portes à Paris. Il s’agit d’un évènement fondamental qui, dans le contexte de la Conférence sur le climat à Paris en novembre prochain, mettra à l’honneur une façon de « produire autrement » pour les agriculteurs, et valorisera le concept d’agriculture raisonnée, respectueuse de l’environnement.

Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, cette table-ronde fait partie du nouveau programme de coopération que l’Ambassade de France conduit avec le Secrétariat pour les Affaires européennes afin de faire bénéficier les gestionnaires de fonds pré adhésion d’un retour d’expérience de leurs homologues français. Il s’agit de vous permettre de gagner en efficience dans l’utilisation de ces fonds. Je souhaite ici remercier Monsieur Pierre Poussard, en charge de la coopération internationale pour le ministère français de l’Agriculture et Monsieur Roland Hamel, chargé des affaires européennes et internationales à l’Agence de services et de paiement, pour leur implication dans l’organisation de ces travaux et leur grande réactivité.
Tous deux connaissent déjà bien ce pays, chacun d’entre eux a également pu expérimenter, in vivo, ce que signifie le développement rural dans un pays candidat, pour avoir conduit des jumelages et projets d’assistance technique sur ce thème en Croatie ou en Roumanie. Merci également à Madame Marga Deleva, conseillère d’état sur le développement rural, Monsieur Olivier Maes, responsable du programme de développement rural à la Délégation de l’Union européenne pour avoir organisé cet évènement et accepté d’y participer.

Pour la suite de vos travaux, l’identification des champs d’expertise nécessaires, vous savez pouvoir compter sur la disponibilité et l’expertise de Monsieur Bertrand Millet, expert détaché du Gouvernement français auprès du Gouvernement macédonien pour le conseiller dans le processus d’intégration européenne.

Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, je vous remercie et vous souhaite d’excellents travaux.

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Dernière modification : 12/02/2015

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