Université d’été de Struga pour l’enseignement du français, 29 juin – 3 juillet 2015

Une centaine d’enseignants de français de Macédoine dont certains de Serbie, du Kosovo, de Slovaquie, d’Albanie et de Croatie et 5 experts de français réunis par l’Institut Français de Skopje.

Allocution d’ouverture
Université d’été de STRUGA
29 juin 2015

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Au nom de l’ambassade de France et de l’Institut français de Skopje, je vous souhaite la bienvenue à l’université d’été de Struga. Vous êtes une centaine d’enseignants venant de six pays : Albanie, Croatie, Kosovo, République de Macédoine, Serbie, Slovaquie. Vous travaillez dans des écoles primaires, secondaires, dans des sections bilingues, des alliances ou des Instituts français.

Bienvenue dans le grand réseau régional des enseignants qui enseignent le français ou qui utilisent le français comme langue véhiculaire pour enseigner d’autres disciplines. L’union fait la force, c’est un plaisir pour nous d’organiser depuis 16 ans déjà cette université. Nous sommes fiers d’avoir contribué, je l’espère, à la mise en place d’un grand réseau régional de professeurs qui défendent la langue française et ses usages dans les Balkans et toute l’Europe du Sud-Ouest. J’espère que nous pourrons à l’avenir envoyer nous aussi nos professeurs dans les séminaires et universités organisés par les pays de la zone.
Je souhaite également la bienvenue aux intervenant(e)s et experts français qui viennent de Lyon : Flora RODRIGUES consultante ; de Thessalonique : Emilie LEHR formatrice TV5 monde ; de Budapest : Cécile FISTEBERG Attachée de coopération éducative ; de Bratislava : Emmanuelle DAILL formatrice DELF et de Skopje : Sébastien CHEVALLET directeur de l’école française. C’est un honneur pour nous d’accueillir des professionnels qui durant quatre jours nous font l’amitié de leur présence et vont animer des ateliers tous aussi intéressants les uns que les autres. Je laisserai Angélique LHEUREUX, l’organisatrice de cette université, vous présenter le programme complet de la semaine. Sachez que toute l’équipe de l’IFS, ici présente, et tout particulièrement Suzana PESIK, s’est mobilisée pour que ce séminaire soit à la hauteur de vos espérances. Je suis certaine que vous ne serez pas déçus.
A l’intention des professeurs de Macédoine, très nombreux aujourd’hui, je voudrais dire que j’ai pu mesurer, depuis mon arrivée en septembre dernier, la difficulté de votre tâche. Oui, il faut se battre, ici comme ailleurs, pour défendre la langue française. C’est un combat de chaque instant. Je voudrais vous donner au moins trois raisons qui me font croire que nous pouvons, tous ensemble, continuer à y croire :

1. un français accessible, ludique, enseigné avec des méthodes actives, avec une pédagogie innovante ; ce que vous aurez la possibilité d’approfondir durant les ateliers qui vous sont proposés. C’est ce qui peut et doit faire la différence à l’école ; au collège ; au lycée ; à l’université ! Soyons, avec certes peu de moyens, inventifs et enthousiastes. Je voudrais à cet égard souligner le rôle très important des associations de professeurs de français ; qui ne ménagent pas leurs efforts et multiplient les actions de sensibilisation dans les écoles, les mairies, organisent des concours….autant d’activités dans et hors l’école que les alliances et les instituts savent également forts bien mettre en scène pour montrer que la langue française est bien vivante et que c’est une langue de culture et de plaisir

2. un français d’aujourd’hui, de demain qui doit de plus en plus s’affirmer comme un passeport pour la mobilité des jeunes. Aller dans une université française ou suivre un cursus francophone offre les portes de l’excellence, les portes de l’Europe, les portes des cinq continents, répétons-le !

3. un français utile pour l’insertion professionnelle ; Etre multilingue, parler le français et l’anglais sont des atouts de poids pour s’insérer avec succès dans le marché international du travail. La connaissance du français ouvre en effet les portes des entreprises françaises, en France comme dans les pays francophones : Canada, Suisse, Belgique, Afrique francophone. La France, cinquième puissance commerciale et troisième pays d’accueil des investissements directs à l’étranger, est sans aucun doute un partenaire économique de premier plan.

L’importance des qualifications et des diplômes
Je voudrais à cet égard insister sur le rôle très important des certifications en langue française. Vous savez que le DELF et le DALF sont des diplômes du ministère de l’Education français et qu’ils sont internationalement reconnus. Nous fêterons d’ailleurs les 30 ans de ces certifications à l’assemblée nationale à Paris en octobre prochain. Nous avons décidé ici, tout en comme en Serbie d’ailleurs, de généraliser la passation du DELF en milieu scolaire et de faire un effort tout particulier pour proposer à l’Institut et dans les alliances des formations diplômantes. Nous avons un formidable outil, servons-nous en. Nos classes de français doivent déboucher sur une certification officielle, c’est une garantie pour les parents et un beau challenge pour les professeurs. Cette université est elle-même qualifiante puisque nous remettrons à chaque participant une attestation officielle de formation et les professeurs qui suivent la formation du CIEP se verront décerner une habilitation officielle du CIEP s’ils réussissent le test final.

En conclusion, je voudrais évoquer avec vous quelques actions concrètes qui illustreront la façon dont nous œuvrons ici pour soutenir l’effort des enseignants sur le terrain.
-  nous développons ici en Macédoine en partenariat avec les autorités locales, un dispositif de 7 sections bilingues, soutenus par le ministère de l’Education et nous pensons inaugurer en septembre prochain le premier label FrancEducation de Macédoine qui récompensera la qualité d’une de nos sections bilingues et permettra aux enseignants de faire partie d’un réseau mondial d’excellence
-  nous attendons la confirmation officielle de l’homologation de l’école française internationale de Skopje qui a réussi à s’imposer comme une école internationale de très bon niveau (le directeur est ici avec nous). Très important pour soutenir le français dans un pays
-  nous ferons voyager en septembre un joli camion à histoires qui touchera plus de 700 jeunes enfants dans cinq pays et 8 villes : Tirana – Skopje – Tetovo – Pristina – Nis – Timisoara - x – x. Théâtre, marionnettes, chansons, lecture : un beau projet mené en partenariat avec les écoles publiques, les ambassades, instituts et alliances françaises de la zone ainsi que TV5 monde (Ivan Kabacoff producteur de l’émission ‘destination francophonie’ couvrira l’événement)
-  nous lancerons un programme ‘talents d’avenir’ en lien avec l’agence universitaire de la francophonie pour développer les stages en entreprises des jeunes macédoniens et macédoniennes et pour accueillir de jeunes français en retour.
-  Je signale également la participation du ministre macédonien de l’éducation et de la science à la première réunion des ministres francophones de l’enseignement supérieur pour le développement de l’espace numérique universitaire francophone.

Donc, de grands chantiers s’annoncent mais tout cela ne sera possible chers enseignants que grâce à vos efforts, vos idées, votre détermination. Je vous remercie infiniment pour votre action au quotidien et votre engagement à nos côtés. Faisons circuler les projets, travaillons ensemble et nous réussirons. Je vous souhaite une excellente université d’été dans cette magnifique région.

Isabelle MARCHI-BARBAUX
Conseillère de coopération et d’action culturelle
Ambassade de France Skopje

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Dernière modification : 10/07/2015

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