Visite d’une délégation du Défenseur des droits dans le cadre de la rencontre de l’Association des Ombudsmans de la Méditerranée [mk]

L’Avocat du Peuple d’Albanie, M. Igli Totozani, dans la qualité du Président de l’Association des Ombudsmans de la Méditerranée (AOM) a mené une visite à Tabanovce, Macédoine, un centre d’accueil et point transitoire de passage des migrants/refugiés à la frontière avec la Serbie. Le président de l’Association était accompagné de l’Ombudsman de la Macédoine M. Ixhet Memeti, de l’Espagne, Mme Soledad Becerril, ainsi que des représentants du Défenseur des Droits, France, dans la qualité du secrétariat d’AOM. 

“Il s’agit d’une mission de recueil de faits sur le terrain, de surveiller si le traitement et les conditions des migrants/refugiée sont conforme aux normes internationales“, a dit le Président de l’AOM, ajoutant que “les pays membres de l’AOM vont aboutir les prochains jours à une déclaration conjointe sur la situation des migrants transitant le territoire des pays de la Méditerranée“.

Le président de l’AOM a apprécié le travail de l’Ombudsman de la Macédoine, en le rassurant de l’appui nécessaire de l’Association. Il a souligné aussi les efforts des gouvernements de pays de la région pour faire face à cette situation urgente extraordinaire.

Les sept derniers mois dans ce point transitoire ont déjà passé 700 milles de migrants/refugiés vers la Serbie, pour entrer ensuite dans le territoire des pays membre de l’Union Européenne. Durant la visite le centre abritait 617 de personnes originaires d’Afghanistan.

M. Totozani a souligné l’importance d’une coopération et d’une meilleure coordination entre les différents acteurs au niveau local, régional, européen et international, puisque ce flux migratoire provoque une situation qui exige une participation exhaustive d’acteurs pour assurer la protection des droits et des libertés des personnes dans le besoin.

La région de la Méditerranée est en train de faire face aux flux mixtes migratoires des demandeurs d’asile qui fuient la guerre, mais aussi des migrants économiques, victimes de traite, des enfants non accompagnés, etc. La présence des catégories de personnes vulnérables demandant une protection spécifique oblige les institutions des ombudsmans et médiateurs dans tous les pays de collaborer avec leurs gouvernements pour mieux adresser les défis liés à l’identification et la protection de ses individus.

Dernière modification : 03/03/2016

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